Dr AKA Jean Patrick, Pharmacien mais pas que ça...

  • Publié le 08/11/2020
  • Portrait
  • Par Tiapo Jean Michel
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     Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je me nomme Jean Patrick Aka, pharmacien d'officine. Marié et père de 3 enfants. Titulaire d'un bac série C, au lycée de garçon de Bingerville, je suis orienté à l'EPSS (ECOLE PREPARATOIRE AUX SCIENCES DE LA SANTE)   communément appelé "tronc commun" d'où je sors major de ma promotion avec une moyenne générale de 15,85 qui demeure la plus forte à ce jour si je ne m'abuse. A différents niveaux de mon parcours mes amis m’ont attribué différents surnoms: Major (au Tronc), professeur Aka (à la fac), le guide (Aphao), le Sage...

 Vous êtes pharmacien, mais à côté vous avez plein d’autres activités. Pouvez-vous nous les citer ?

Comme activité j'en ai crée un bon nombre quand même :

-          Major formation, Sipres pharma, PGM, Prosperity production, Prestige Regal et Monrestau...

J'ai eu aussi à participer à des mouvements associatifs professionnels tels que Adepharm et Aphao où j'ai occupé de haut poste de responsabilité. Adepharm avec les presidents (Éric kouakou, Bouatini Severin, Moulot Christian)

Aphao (j’étais le président de la mythique  section de Cocody). D'où je suis le concepteur et initiateur de la soirée du dîner gala du pharmacien assistant d'officine, la première édition eut un succès phénoménal.

D’où est partie cette idée de vouloir se lancer dans les affaires alors que vous aviez une belle carrière de pharmacien devant vous ?

Je dirai que mon amour pour les affaires a commencé à la création de ma première entreprise : Major formation ( structure d'encadrement et de renforcement des étudiants du tronc commun lorsque j'étais encore en 3e année de pharmacie).

Le sentiment de voir des jeunes comme moi, désorientés, se retrouver dans la rue après avoir passé deux années de dure labeur à poursuivre le rêve de devenir un jour médecin ou pharmacien, m’a poussé à m'installer à Abobo-Adjamé afin de communiquer le secret de ma réussite à un grand nombre à travers ma structure Major formation d'où sont sorti d'autres Majors de promotion même si ils n'ont pas pu atteindre ma moyenne. Nous avons encadré 10 promotions de pharmaciens, médecins et dentistes. Avec en moyenne 100 étudiants par promotion.

Après mon entrée à DPCI comme directeur d'agence à San Pedro prend fin l'aventure Major formation, avec beaucoup de souvenirs...

L'épisode PGM (Pharma Group Management) fut très passionnant mais malheureusement n'a pas perduré. Toujours guidé par ce désir d'aider son prochain à faire face à des difficultés nous avons créé PGM à l'image de major formation mais là c'était un investissement assez colossal.

Investir dans la réhabilitation et la redynamisation des officines de pharmacie en difficulté. Malheureusement ce projet n'étant pas encadré par les textes réglementant l'éthique et la déontologie pharmaceutique, nous avons du surseoir au projet PGM.

Aujourd'hui orienté vers certaines de mes passions, J'ai créé la maison de production et multimédia PROSPERITY PRODUCTION aussi

Le restaurant PRESTIGE REGAL

Le restaurant en ligne MONRESTAU

Ce sont des activités que je pilote avec abnégation.

 On a entendu dire que vous n’étiez pas toujours présent aux cours. Qu’est-ce qui justifiait ces absences ?

Rire… mes fonctions au sein de l'Adepharm m'amenaient, très souvent en-dehors de la fac, à honorer des rendez-vous au nom de l'association. Mais aussi il me fallait trouver du temps pour mes étudiants du tronc commun.

 Est-ce à dire que vos activités étaient plus importantes que vos études ?

Non pas du tout. Dans ma position je me devais de concilier les deux avec une priorité à mes études.

   Vous n’étiez pas toujours présent au cours, arriviez-vous à valider chaque année?

Non j'ai repris la 4e année  (recalé par la chimie thérapeutique). J'étais obligé de fournir deux fois plus d'effort. C’était pas évident. Heureusement qu'on avait la deuxième session. Rire

 Aujourd’hui arrivez-vous à concilier les 2 rôles, pharmacien et entrepreneur ?

Oui, une fois que le système mis en place est rodé et qu'on a des hommes qu'il faut à la place qu'il faut, tout se passe bien.

  Quelles sont les difficultés majeures qu’on rencontre lorsqu’on veut se lancer dans l’entreprenariat ?

La difficulté majeure, c'est de trouver l'activité qui correspond à nos valeurs. Une activité dans laquelle on peut s'épanouir. Il ne faudrait surtout pas que le gain d'argent soit le premier élément motivateur.

C’est souvent la raison pour laquelle la plupart des entrepreneurs abandonnent avant la 3e année d'existence.

  Avez-vous voulu abandonner à un moment soit votre boulot de pharmacien ou laisser tomber les affaires ?

Oui bien sûr vous savez que les études en pharmacie ne sont pas du tout faciles!

En plus aller en rajouter ce que je faisais comme activité c'était pas évident. Donc à un moment on se pose des questions sur le bien fondé des choses.

 Quelle a été votre source de motivation pour ne rien laisser tomber ?

En ce moment précis le choix était clair : c'est j'arrête tout et je m'occupe de mes études.

Mais cette fierté de voir des parents pleurer de joie  après  la proclamation des résultats du tronc commun et des personnes qui te sont reconnaissantes à vie, on fait le choix du nombre et on accepte le sacrifice.

 Que pouvez-vous dire aux jeunes pharmaciens qui veulent aussi s’insérer dans d’autres domaines comme vous ?

D'abord Je les y encourage. Aussi je leur demanderai de bien garantir leur fonction de pharmacien, c’est ce qu'ils sont. Le reste vient en additif.

Après, leur dire que celui qui a pu réussir ses études de pharmacie peut réussir dans n'importe quel autre domaine d'activités, pourvu qu'il soit bien encadré.

Je vous remercie.

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